19 juin 2008
Kyoto ... un petit jardin près du temple Chion-in ...
Un de mes jardins préférés de Kyoto (parmi tant d'autres !!!) ... il n'est mentionné dans aucun guide, il se trouve près du Chion-in, un des temples majeurs de la ville qui s'étend sur un vaste domaine, mais que je n'ai pas pu visiter, les temples fermant souvent très tôt à Kyoto (16 h ) ...




traitement aquarelle (photoshop)
Ce que j'ai pu voir du Chion-in ...
Sanmon, la plus colossale des portes du Japon, fut bâtie pour proclamer la suprématie de l'école bouddhiste Jodo, dont Chion-in est le quartier général. La porte représenta ensuite l'autorité du shogunat Tokugawa, qui finança la restauration du temple en 1633.
La veille du jour de l'an, la cloche du Chion-in sonne solennellement 108 coups (un pour chaque pêché que l'être humain est susceptible de commettre ... !!! ), évènement retransmis par la télévision ...
04 juin 2008
L'étang du Nanzen in à Kyoto ...
" Si nous pouvions posséder tout ce que notre regard moissonne, aurions nous besoin de chercher un sens à notre vie? "
Pablo Picasso
24 mai 2008
Gion Matsuri ... la parade ...
Début juillet, les organisateurs du Gion Matsuri se réunissent pour établir, après tirage au sort, la liste des 32 chars qui participeront à la parade et désigner un jeune garçon qui sera déclaré "enfant sacré", symbole de pureté, durant le matsuri.
Chaque quartier a ses chars qui sont tirés par les participants vêtus d'un court yukata qui porte l'emblème de leur groupe.
De nombreux participants exposent leurs trésors familiaux, notamment de somptueuses tapisseries de l'époque Edo (1603 - 1868).
La parade et les processions partent du sanctuaire Yasaka où je ne suis "réfugiée", vu la foule qui assistait au défilé sur la Shijo-dori, une des principales avenues de Kyoto ...
21 mai 2008
Le sanctuaire Yasaka ... au commencement du Gion Matsuri ...
En 869, une terrible épidémie de peste s'abattit sur le Japon. L'empereur qui résidait au palais impérial de Kyoto envoya ses messagers au sanctuaire de Gion, aujourd'hui sanctuaire Yasaka, afin d'apaiser la colère divine du frère de la déesse solaire Amaterasu.
Une procession de palanquins sacrés parcourut, une semaine plus tard, la cité de Kyoto, afin d'y répandre l'aura protectrice des divinités du sanctuaire de Gion.
Ainsi, la peste disparut du pays.
Un siècle plus tard, les habitants de Kyoto décidèrent de manifester leur gratitude aux divinités du sanctuaire de Gion en organisant une grande fête en leur honneur.
C'est ainsi que naquit le Gion Matsuri, la fête annuelle du sanctuaire Yasaka, un des plus importants matsuri du Japon.
Depuis, la ville de Kyoto est en fête du 17 au 24 juillet ...
à suivre ...
09 mai 2008
Petit temple aux éventails niché dans la Teramachi Alley à Kyoto ...
J'ai découvert ce petit temple au détour d'une allée de la Teramachi, tout près du Nishiki market, où les ema (plaquettes votives) sont en fait de petits éventails porteurs de voeux ...




Des futs de saké, comme souvent en offrande dans les temples et sanctuaires japonais ...
Un animal étrange (peut être un kami à l'effigie du buffle sur la photo suivante) qui remue sa tête et s'agite dans tous les sens quand on glisse une pièce dans la fente ...








28 avril 2008
Le petit sanctuaire du porc sauvage ... et des petits porcelets ...
Près du temple Kennin-ji à Kyoto, se trouve un petit sanctuaire dédié à l'esprit du porc sauvage (ou sanglier), un des 12 signes chinois, et kami (divinité ou esprit shinto) protecteur paraît-il du corps, notamment du ventre et du bassin. Les voeux sont inscrits sur des petites plaquettes votives à l'effigie du sanglier, appelées ema.
25 avril 2008
Petite balade dans le quartier de Gion ...
"Le voyage est une espèce de porte par où l'on sort de la réalité comme pour pénétrer une réalité inexplorée qui semble un rêve."
Guy de Maupassant













24 avril 2008
Le jardin du Honen in à Kyoto ...
Le petit temple Honen in qui date de 1680 est situé à l'est de Kyoto, sur le chemin de la Philosophie. Il est dédié au moine Honen, célèbre pour avoir cherché toute sa vie à faire du bouddhisme une religion populaire. L'intérieur du temple n'est pas toujours accessible, mais le jardin mérite la visite. Il est composé notamment de deux tas de sable dont l'arrangement zen varie selon les jours, d'un étang, d'un jardin de mousses ...
Gravure de la plante des pieds du Bouddha qui représente des symboles bouddhistes : la roue de la loi bouddhiste qui, avec les autres signes voisins, fait référence à l'illumination du Bouddha qui contient l'univers.
Après l'effort, le réconfort ... un peu de douceur japonaise : de l'oshiruko et zenzai - boules de riz gluant (mochi) avec des haricots rouges sucrés (surprenant, mais délicieux ...) - et du thé vert macha bien frais, il fait très chaud à Kyoto en été !
16 avril 2008
Nishiki Market Alley ... le marché principal de Kyoto
Surnommé "la cuisine de Kyoto", le Nishiki Market est un endroit fascinant, incontournable pour avoir une approche des ingrédients utilisés dans la cuisine japonaise. On y croise aussi bien de simples clientes japonaises que des chefs de cuisine traditionnelle (kaiseki) qui viennent y faire leurs achats.
Etal d'algues : les japonais sont de grands consommateurs d'algues. Elles sont présentes à chaque repas sous forme de bouillons, de soupes, de salades et dans certains suhis. Des 8000 sortes d'algues connues dans le monde, 1200 poussent au large des côtes japonaises. Riches en micronutriments et protéines, sans graisse, elles contiennent du fer, du calcium, du phosphore et de l'iode ainsi que des vitamines A et C. A la différence des coquillages, les algues ne filtrent pas mais absorbent les éléments nutritifs par osmose. Il n'existe donc pas de risque de concentration de produits toxiques. Les japonais disent qu'elles rendent les cheveux épais, noirs et brillants et les artères élastiques. Personnellement, je les aime beaucoup dans la miso soupe et en salade ...
L'archipel nippon a appris à vivre en autarcie, la terre fournissant le riz et la mer le poisson. On trouve beaucoup de poisson séché, fumé et cuisiné sur ce marché. Parmi les 3000 variétés de poissons cuisinées au Japon, les plus courantes sont le maguro (thon), le tai (daurade), le saba (maquereau) ... l'ayu, poisson de rivière, est pêché dès le printemps par les cormorans, la bonite, qui sert de préparation dans beaucoup de plats, est pêchée au printemps et en été, l'unagi (anguille) au coeur de l'été et le sanna (saury) à l'automne. L'hiver est l'époque du dojo (loche), de l'anko (lotte) et du fameux fugu (poisson lune).
Le tako (poulpe) est souvent très gros au Japon ; aussi, sa chair doit être battue, attendrie avec un maillet. Les cuisiniers japonais le font aussi macérer dans du daikon (gros radis blanc) finement haché et le malaxent avec les doigts. Bouillis au court-bouillon ou au thé, les tentacules sont découpés pour être consommés en sushi. La chair doit être mâchée longuement pour donner toute sa saveur.
Tamagoyaki (omelette sucrée) un accompagnement populaire de sushi et de sashimi.
Quelques variétés de sushi à emporter ... vaste sujet, j'en reparlerai ...
Les sunomono (pickles) sont des légumes (daikon, sur la photo ci-dessus, concombre, chou blanc, chou rouge etc...) crus ou a peine cuits en sauce vinaigrée. Ils sont traditionnellement servis en hors d'oeuvre ou en fin de repas avec le riz.
Les tsukemono (légumes en saumure) on une longue histoire. Ils étaient à l'origine préparés en prévision d'éventuelles périodes de disette. Les ingrédients utilisés (comme pour les sunomono) varient selon les saisons. Les plus courants sont le chou chinois blanc, le bambou, les fruits du micocoulier, le radis blanc (daikon), les racines de gingembre, l'aubergine, le myôga (sorte de gingembre) ...
Et pour finir en douceurs, des wagashis (dont j'ai déjà parlé) et une petite fabrique de délicieux biscuits à consommer sur place ou à emporter ... do-zo meshi agare !! (bon appétit!!)
11 avril 2008
Le Kiyomizu-dera ... autrement dit, le temple de l'eau claire ...
Contrairement à d'autres temples célèbres de Kyoto, le Kiyomizu-dera semble associé à toutes les écoles bouddhistes.
Depuis plus de mille ans, les pèlerins gravissent la pente qui mène aux nombreux petits sanctuaires pour prier et boire l'eau de la source sacrée.
Selon la légende, une fois l'an la fontaine se transformerait en fontaine de saké ... les louches servent à recueillir l'eau sacrée coulant de la colline et à la boire dans un ordre précis pour qu'elle soit bénéfique. Chaque jet d'eau a sa vertu : longévité, santé et réussite ...
L'ensemble - temple principal et terrasses sur pilotis - qui domine la ville de Kyoto, est un formidable ouvrage de menuiserie qui a été réalisé sans un seul clou.
C'est de cette terrasse que les amoureux qui ne pouvaient pas vivre leur passion au grand jour se jetaient dans le vide ... selon une des nombreuses légendes du Kiyomizu-dera ...
Ce temple offre un parfait syncrétisme de la religion japonaise ; les bouddhas côtoient les kamis shintô. Comme dans tous les temples, on peut écrire ses prières sur des plaquettes votives ou des bandes de papier. On peut acheter des oracles ou encore des protections dédiées à des usages précis : réussite des études, accouchements sans problème, protection contre les accidents de la route ...
Les pierres de l'amour ...
Partant d'une pierre identique qui se trouve à l'autre bout du sanctuaire, on doit se diriger vers l'autre les yeux fermés. Si on atteint directement la pierre (hum, hum ...) alors, la chance en amour devrait sourire ... ça fait bien rire en tous les cas !!!





































































































































