30 avril 2008
Les pavots du jardin du Val Rahmeh à Menton
28 avril 2008
Le petit sanctuaire du porc sauvage ... et des petits porcelets ...
Près du temple Kennin-ji à Kyoto, se trouve un petit sanctuaire dédié à l'esprit du porc sauvage (ou sanglier), un des 12 signes chinois, et kami (divinité ou esprit shinto) protecteur paraît-il du corps, notamment du ventre et du bassin. Les voeux sont inscrits sur des petites plaquettes votives à l'effigie du sanglier, appelées ema.
25 avril 2008
Petite balade dans le quartier de Gion ...
"Le voyage est une espèce de porte par où l'on sort de la réalité comme pour pénétrer une réalité inexplorée qui semble un rêve."
Guy de Maupassant













24 avril 2008
Le jardin du Honen in à Kyoto ...
Le petit temple Honen in qui date de 1680 est situé à l'est de Kyoto, sur le chemin de la Philosophie. Il est dédié au moine Honen, célèbre pour avoir cherché toute sa vie à faire du bouddhisme une religion populaire. L'intérieur du temple n'est pas toujours accessible, mais le jardin mérite la visite. Il est composé notamment de deux tas de sable dont l'arrangement zen varie selon les jours, d'un étang, d'un jardin de mousses ...
Gravure de la plante des pieds du Bouddha qui représente des symboles bouddhistes : la roue de la loi bouddhiste qui, avec les autres signes voisins, fait référence à l'illumination du Bouddha qui contient l'univers.
Après l'effort, le réconfort ... un peu de douceur japonaise : de l'oshiruko et zenzai - boules de riz gluant (mochi) avec des haricots rouges sucrés (surprenant, mais délicieux ...) - et du thé vert macha bien frais, il fait très chaud à Kyoto en été !
21 avril 2008
Osaka la nuit ... de Black Rain au monde flottant ...
Le "monde flottant", concept bouddhique pour désigner l'univers éphémère du plaisir, a trouvé ses quartier dans les rues piétonnes de Dotomburi à Osaka.
Dans ce quartier très animé la nuit, les établissements de plaisir (pachinko, bars, cabarets ...) sont aussi nombreux que bondés ; dès la sortie des bureaux, à 19 heures et jusqu'à minuit, ils sont littéralement envahis par les japonais soucieux de se libérer des contraintes sociales.
Le long du canal, l'ambiance est aussi à la fête, mais plus traditionnelle ...
16 avril 2008
Nishiki Market Alley ... le marché principal de Kyoto
Surnommé "la cuisine de Kyoto", le Nishiki Market est un endroit fascinant, incontournable pour avoir une approche des ingrédients utilisés dans la cuisine japonaise. On y croise aussi bien de simples clientes japonaises que des chefs de cuisine traditionnelle (kaiseki) qui viennent y faire leurs achats.
Etal d'algues : les japonais sont de grands consommateurs d'algues. Elles sont présentes à chaque repas sous forme de bouillons, de soupes, de salades et dans certains suhis. Des 8000 sortes d'algues connues dans le monde, 1200 poussent au large des côtes japonaises. Riches en micronutriments et protéines, sans graisse, elles contiennent du fer, du calcium, du phosphore et de l'iode ainsi que des vitamines A et C. A la différence des coquillages, les algues ne filtrent pas mais absorbent les éléments nutritifs par osmose. Il n'existe donc pas de risque de concentration de produits toxiques. Les japonais disent qu'elles rendent les cheveux épais, noirs et brillants et les artères élastiques. Personnellement, je les aime beaucoup dans la miso soupe et en salade ...
L'archipel nippon a appris à vivre en autarcie, la terre fournissant le riz et la mer le poisson. On trouve beaucoup de poisson séché, fumé et cuisiné sur ce marché. Parmi les 3000 variétés de poissons cuisinées au Japon, les plus courantes sont le maguro (thon), le tai (daurade), le saba (maquereau) ... l'ayu, poisson de rivière, est pêché dès le printemps par les cormorans, la bonite, qui sert de préparation dans beaucoup de plats, est pêchée au printemps et en été, l'unagi (anguille) au coeur de l'été et le sanna (saury) à l'automne. L'hiver est l'époque du dojo (loche), de l'anko (lotte) et du fameux fugu (poisson lune).
Le tako (poulpe) est souvent très gros au Japon ; aussi, sa chair doit être battue, attendrie avec un maillet. Les cuisiniers japonais le font aussi macérer dans du daikon (gros radis blanc) finement haché et le malaxent avec les doigts. Bouillis au court-bouillon ou au thé, les tentacules sont découpés pour être consommés en sushi. La chair doit être mâchée longuement pour donner toute sa saveur.
Tamagoyaki (omelette sucrée) un accompagnement populaire de sushi et de sashimi.
Quelques variétés de sushi à emporter ... vaste sujet, j'en reparlerai ...
Les sunomono (pickles) sont des légumes (daikon, sur la photo ci-dessus, concombre, chou blanc, chou rouge etc...) crus ou a peine cuits en sauce vinaigrée. Ils sont traditionnellement servis en hors d'oeuvre ou en fin de repas avec le riz.
Les tsukemono (légumes en saumure) on une longue histoire. Ils étaient à l'origine préparés en prévision d'éventuelles périodes de disette. Les ingrédients utilisés (comme pour les sunomono) varient selon les saisons. Les plus courants sont le chou chinois blanc, le bambou, les fruits du micocoulier, le radis blanc (daikon), les racines de gingembre, l'aubergine, le myôga (sorte de gingembre) ...
Et pour finir en douceurs, des wagashis (dont j'ai déjà parlé) et une petite fabrique de délicieux biscuits à consommer sur place ou à emporter ... do-zo meshi agare !! (bon appétit!!)
11 avril 2008
Le Kiyomizu-dera ... autrement dit, le temple de l'eau claire ...
Contrairement à d'autres temples célèbres de Kyoto, le Kiyomizu-dera semble associé à toutes les écoles bouddhistes.
Depuis plus de mille ans, les pèlerins gravissent la pente qui mène aux nombreux petits sanctuaires pour prier et boire l'eau de la source sacrée.
Selon la légende, une fois l'an la fontaine se transformerait en fontaine de saké ... les louches servent à recueillir l'eau sacrée coulant de la colline et à la boire dans un ordre précis pour qu'elle soit bénéfique. Chaque jet d'eau a sa vertu : longévité, santé et réussite ...
L'ensemble - temple principal et terrasses sur pilotis - qui domine la ville de Kyoto, est un formidable ouvrage de menuiserie qui a été réalisé sans un seul clou.
C'est de cette terrasse que les amoureux qui ne pouvaient pas vivre leur passion au grand jour se jetaient dans le vide ... selon une des nombreuses légendes du Kiyomizu-dera ...
Ce temple offre un parfait syncrétisme de la religion japonaise ; les bouddhas côtoient les kamis shintô. Comme dans tous les temples, on peut écrire ses prières sur des plaquettes votives ou des bandes de papier. On peut acheter des oracles ou encore des protections dédiées à des usages précis : réussite des études, accouchements sans problème, protection contre les accidents de la route ...
Les pierres de l'amour ...
Partant d'une pierre identique qui se trouve à l'autre bout du sanctuaire, on doit se diriger vers l'autre les yeux fermés. Si on atteint directement la pierre (hum, hum ...) alors, la chance en amour devrait sourire ... ça fait bien rire en tous les cas !!!
09 avril 2008
Les pivoines dans tous leurs états ... au jardin Hanbury, ce week-end ...
Vous l'aurez sans doute remarqué, le jardin botanique Hanbury est un peu mon lieu de prédilection en ce moment ... Pour celles et ceux qui me l'ont demandé, ce jardin se trouve en Italie, à deux petits kilomètres de la frontière, entre Menton et Vintimille. On y accède par la corniche de la Mortola supérieure, le jardin s'étend en terrasses jusqu'à la mer.
J'avais photographié les premières pivoines, sous la pluie, début mars ... elles sont maintenant pleinement épanouies, sensuelles et odorantes.
Comme la pivoine me fait penser à la délicatesse des élégantes de Kyoto ... je n'ai pas résisté à les associer au haïku ...
"Dans le silence
avant l'arrivée des hôtes
les pivoines"
Busson
Pensez à faire un clic sur les vignettes pour profiter pleinement des pivoines ...
"Les pivoines flétries,
nous partîmes sans regret"
Hokushi
05 avril 2008
Glycines de Chine et du Japon au jardin Hanbury
Originaire d'Asie, plus particulièrement de Chine et du Japon, la glycine est apparue en Europe au XIXème siècle.
Dans ma région, dès le mois d'avril, la glycine recouvre les murs, les toits, les tonnelles et autres pergolas ... embaumant ainsi tous les alentours.
Lorsque j'étais enfant, la glycine recouvrait la tonnelle du restaurant de mes parents. Dès l'apparition des premières grappes, ma grand-mère nous faisait des beignets aussi légers et parfumés que ces subtiles fleurs.
glycine de Chine (wisteria sinensis) - glycine du Japon (wisteria floribunda)
Si les photos vous plaisent ... faites un clic pour les voir en grand ...

















03 avril 2008
Le temps de vivre ... un luxe, comme un cadeau du ciel ...
"Je bois mon thé, je mange mon riz. Je passe le temps comme il vient, admirant le torrent qui coule plus bas et regardant là-haut les montagnes. Ah que de liberté et de paix!"
Un taoïste
"Quand, d'aventure, l'envie m'en prend, je vais puiser l'eau limpide de la rivière et je prépare mon repas. L'eau qui coule, goutte à goutte, me ravit et, en face de mon simple bûcher, je me sens d'une humeur excellente."
Bashô, Journaux de voyage
Je vous remercie de vos visites et je suis désolée de ne pas passer trop souvent sur les blogs en ce moment ... le temps me manque terriblement, mais je vous promets de vous rendre visite très bientôt !















































































































































